photo-11.jpg                        Pourquoi vieillit-on?

Le fait de vieillir est mal vécu par plusieurs personnes à l’époque actuelle. On veut souvent avoir « l’air  jeune » et il existe une grande panoplie de façons pour rendre l’apparence du vieillissement moins visible.
Il est certain que lorsqu’on pense que tout est fini avec cette vie, on s’accroche souvent à son corps terrestre et on essaie de « combattre » le vieillissement.

 

Par contre, lorsqu’on sait que le « moi véritable » de l’être humain est d’origine spirituelle et qu’il survit à la mort terrestre, le vieillissement nous apparaît sous un autre jour. N’est-ce pas une grâce que de pouvoir quitter de façon naturelle un corps usé lorsque le temps en est venu, pour pouvoir continuer ses pérégrinations?

 

Nous sommes tenus, bien sûr, de prendre soin de notre corps terrestre qui nous sert d’enveloppe dans cette vie. La voie du juste milieu est celle qui permet d’avoir un corps sain pour pouvoir agir dans la matière, en vivant bien chaque âge.

 

Le vieillissement est incontournable, car le corps terrestre fait partie de la matière. Or, tout ce qui est matière est soumis aux lois naturelles et immuables de la création; début, développement, maturité, hypermaturité, décomposition. La Terre elle-même est soumise aux mêmes lois naturelles, bien que son cycle soit plus long; elle verra elle aussi la fin de sa forme actuelle.
Ce qui est spirituel, par contre, est d’une autre constitution que la matière. Et le noyau de notre être, notre esprit, est spirituel.

 

Il est certes juste de cultiver la beauté et la santé, de se nourrir de façon saine, de maintenir son corps en mouvement de façon sensée. Mais cette beauté doit aussi être cultivée à l’intérieur de nous-mêmes si nous voulons, en quittant la terre, être pleins de force pour continuer notre périple.

 

Apprenons donc à considérer nos rides de façon naturelle; elles témoignent de la chance que l’on a eue jusqu’à maintenant dans cette vie de faire des expériences vécues qui ont pu nous faire évoluer. Douloureuses ou joyeuses, elles peuvent contribuer à notre maturation si nous nous ouvrons à leurs enseignements.

Par Le sens de la vie - Publié dans : Extraits du livre "Devenir spirituel"
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photo-1.jpg                         Où allons-nous après la mort?


Après la mort, l’âme peut voir et entendre ce qui s’y passe pendant un certain laps de temps, tant que le corps de matière subtile reste lié au corps physique par le cordon d’argent (un lien délicat situé au niveau du plexus solaire et appelé ainsi à cause de son éclat argenté).
La séparation est complète lorsque le cordon qui relie le corps de matière subtile au corps terrestre est définitivement rompu. La durée que cela prend au cordon pour se rompre peut varier d’une personne à l’autre, car le cordon peut être plus ou moins résistant. C’est encore l’état intérieur de l’être humain qui est déterminant : plus il s’est lié au matériel, plus son corps de matière subtile est pesant et plus le cordon qui le relie au corps physique est solide. Si le corps de matière subtile est très lourd, il peut même ressentir encore des souffrances, comme celles des dernières douleurs du corps physique, celle de la décomposition du corps ou de l’incinération.

 

Cela se passe différemment pour celui qui, grâce à son aspiration à ce qui est élevé, avait un cordon plus ténu et un corps de matière subtile plus léger. Le cordon se rompt plus vite, sans douleur, et l’âme devient libre plus rapidement.

 

Le corps qui a été un intermédiaire entre le corps de matière subtile et le corps terrestre, le corps astral, se désagrège après la mort du corps physique.

 

Le lieu de séjour qui nous attend après la mort est déterminé par notre état intérieur, par ce que nous sommes vraiment. Tout ce que nous avons « mis au monde » de par nos intuitions, nos pensées et nos actes nous attend. Partout dans l’au-delà, notre place est donc attribuée de façon totalement auto-active et juste, en affinité avec ce que nous sommes et avec notre maturité réelle. Au fond, on continue à être ce que l’on a été. Nos œuvres nous suivent et nous devons agir dans cet autre monde. Les expériences vécues de chacun vont évidemment différer, l’endroit où il se trouve ainsi que ceux qui habitent ce lieu. Cet endroit peut se modifier suite à un changement intérieur. Il y a une possibilité de transformation et le laps de temps pour le changement dépend de chacun et de son vouloir.


Par Le sens de la vie - Publié dans : Extraits du livre "Devenir spirituel"
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Affinités et incarnation

 

Lorsque les affinités ont attiré une âme vers certains humains en particulier pour s’incarner, il peut s’agir autant de qualités que de défauts. On peut comprendre que certaines familles ont vu des lignées d’artistes dans leurs rangs, par exemple. On peut aussi concevoir que des relations tendues peuvent découler du fait que des défauts communs soient la base des affinités entre certains enfants et leurs parents. Mais la base de ce principe étant l’apprentissage et l’évolution, il en résultera toujours une progression pour celui qui a un bon vouloir et cherche à évoluer. Les liens karmiques qui peuvent aussi être à la base d’une incarnation ont le même but. De pouvoir dénouer les liens qui nous retiennent avec certaines personnes ne peut que favoriser notre progression si nous mettons cette possibilité à profit.

 

Les parents transmettent à leurs enfants des caractères physiques héréditaires, mais ne peuvent rien transmettre de leur esprit. Il n’y a pas d’hérédité spirituelle. On ne peut pas transmettre une  « parcelle d’esprit » à quelqu’un d’autre. L’esprit est indivisible, il est la somme de ce qu’un être humain a développé par ses efforts à partir du germe d’esprit qu’il était au début de son existence, au cours de ses pérégrinations dans l’au-delà et sur terre.

Par Le sens de la vie - Publié dans : Extraits du livre "Devenir spirituel"
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Relations parents-enfants


Procréer devrait être normalement d’offrir consciemment la possibilité à un esprit de s’incarner pour parfaire son évolution. Cet esprit qui s’incarne existe depuis fort longtemps déjà, comme tous les esprits venant sur terre, et apporte avec lui ses expériences de pérégrinations antérieures, ses qualités et ses défauts. Il n’est pas sans histoire. Il a son propre karma à dénouer, ses propres expériences à vivre. Il ne vient pas sur terre sans raison et ne peut pas rendre ses parents responsables de sa venue. De même, il « n’appartient » pas à ses parents qui sont des esprits individuels et devant continuer eux-mêmes leur évolution.

 

Un nouveau-né a certes besoin de soins et d’attention, il ne peut survivre seul. L’enfant n’est pas non plus à même de faire des choix personnels décisifs, il est plus ou moins obligé de se soumettre aux décisions des autres à ce moment-là, à leurs habitudes et croyances. Mais dès que l’esprit en l’être humain perce, à la maturité, il devient responsable et peut agir directement dans la matière. Il peut faire ses choix et orienter ses actions consciemment. Il veut faire « ses expériences » et en a d’ailleurs très fortement l’impulsion à cet âge.

 

L’enfant est donc « prêté » à ses parents pour qu’ils en prennent soin jusqu’à la maturité, jusqu’à ce qu’il puisse voler de ses propres ailes.

 

Si des liens particuliers de confiance et d’amour s’établissent volontairement entre parents et enfants par la suite, cela n’en est que plus beau.


Par Le sens de la vie - Publié dans : Extraits du livre "Devenir spirituel"
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J’arrivai à la station cinq vers midi le lendemain. C’était une autre station que je n’avais pas encore vue.

En sortant de la gare, on ne voyait pas l’horizon. Il n’y avait que des arbres, et un seul sentier à prendre. Nous étions ici en pleine forêt.

« C’est la station de la forêt », me dis-je. J’empruntai l’unique sentier qui menait de la gare à l’auberge. Chemin faisant, j’écrivis :


« Dans la forêt,
aucun arbre
n’est exactement
pareil à l’autre.

Et même lorsqu’ils sont
de même variété,
aucun n’est tout à fait
comme celui d’à côté.

*


Chacun doit développer
ses propres dons. »


Et je parvins à l’auberge dans la forêt,
entourée d’arbres. L’atmosphère y était paisible. Un feu pétillait dans la grande cheminée au salon.

J’y rencontrai quelques autres voyageurs. L’un d’entre eux me parla de « l’arbre rouge ».
         
« C’est un bel arbre », dit-il. « C’est un arbre spécial. »

    Il me raconta l’histoire de cet arbre qui venait d’une autre station et qui  avait été transplanté à ses débuts. Il avait failli mourir. Un jardinier avait dû lui prodiguer des soins spéciaux pendant plusieurs mois. Il était devenu finalement l’un des arbres ayant les plus belles couleurs dans la région.


    Il m’expliqua aussi comment me rendre à l’endroit où était situé l’arbre.

J’allai donc voir « l’arbre rouge » le lendemain matin. C’est vrai qu’il était particulièrement beau, avec ses grandes feuilles aux reflets rouges. J’écrivis dans mon carnet:


    « Un arbre pousse
    dans un environnement
    où il peut survivre de par
    les conditions d’ensoleillement,
    les besoins en eau,
    le type de sol
    qui lui sont propres.

    Si un arbre est replanté ailleurs
    que dans son habitat naturel,
    il devra bénéficier
    de conditions s’en rapprochant
    et de bons soins
    pour se développer aussi bien.   

    *

Un déracinement amène toujours
une nécessaire adaptation
qui peut demander beaucoup.

Bien prendre racine
nécessite une stabilité.

Lorsque le terrain est connu,
l’activité y est facilitée.»


Puis je repris le sentier dans la forêt menant à la gare. Je me rendais maintenant à la station huit.

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Par Le sens de la vie - Publié dans : Extraits du livre "La nature m'a dit"
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