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Mon parcours
Le monde dans lequel je vis est un monde où l’on peut difficilement parler de spiritualité, de vraies valeurs de la vie, de ce que l’on pense vraiment. Peut-être vivez-vous aussi la même
contrainte sur votre coin de Terre. Je veux dire que la société est tellement matérialiste que ce qui touche l’esprit est souvent sujet à dérision. J’ai donc décidé d’écrire, et peut-être
rejoindrai-je ainsi des personnes en affinité, même ailleurs sur la planète. D’écrire ce que je pense et d’en parler comme à une personne qui m’écouterait et me comprendrait. Déjà c’est une
richesse d’avoir une ou des personnes à qui l’on puisse se confier, ouvrir son cœur honnêtement. La vraie communication est une denrée rare de nos jours.
Personnellement, j’aime la vérité, la profondeur, les sujets sérieux et qui élèvent. Je m’intéresse au sens de la vie, au « qui suis-je, d’où venons-nous, où allons-nous. » Et ce, depuis que je
suis jeune, disons adolescente. J’avais une quête, je cherchais, j’étais insatisfaite, je ne trouvais pas les réponses que je cherchais autour de moi.
Après des études « normales », j’ai décidé de cesser d’étudier pour quelques mois avant d’aller à l’université, vers l’âge de dix sept ans. Je suis partie sur un voilier école puis ai continué
seule à voyager en Europe. J’ai vu des bouts de la Grande-Bretagne, de la Hollande, de la France (Paris, bien sûr), de l’Italie. J’ai séjourné à Florence entre autres où j’ai trouvé l’art
fascinant, les statues très belles. Puis je me suis retrouvée en Grèce où j’ai été charmée par la mer et les îles. C’est à Patmos que je me suis installée pour écrire un roman où il était
question de dieux grecs, d’un sculpteur qui sculptait le message primordial dans la pierre sur une haute montagne. Je ne peux me souvenir des détails car j’ai brûlé ce roman quelques années plus
tard, comme deux autres d’ailleurs. Je ne les trouvais pas assez bons, trop imaginatifs.
Patmos! Il me semblait qu’à Patmos j’avais atteint en quelque sorte mon but. Ce nom « Patmos » me parlait, m’attirait. Il y avait sur l’île un endroit où l’on disait que Jean avait reçu
l’Apocalypse. Ce n’est que plusieurs années plus tard que j’ai compris ce qu’était vraiment Patmos, l’île bleue au sommet du Paradis, et que c’était Jean Baptiste qui avait reçu les visions
apocalyptiques dans un haut lieu spirituel après sa mort, visions reçues ici-bas par une autre personne vivant sur Terre en liaison avec lui.
J’étais attirée par le voyage, je cherchais tellement un sens à ma vie, je cherchais des valeurs spirituelles que je ne trouvais pas autour de moi. Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai
trouvé réellement la Vérité telle que je la cherchais.
Mais à cette époque de ma vie, c’est Patmos que j’avais trouvé en attendant. Il me semblait que je pouvais enfin y être moi-même, écrire comme je le voulais, inspirée par cette beauté du ciel et
de l’eau. J’avais comme amie une chèvre qui venait souvent au bord de la plage lorsque je m’y trouvais. J’ai aussi rencontré sur cette île deux jeunes hommes des Etats-Unis avec qui j’échangeais
parfois; ils logeaient chez le même habitant. J’avais même prévu aller avec eux en Turquie mais le bateau n’a pas pu partir à cause du mauvais temps et j’ai finalement renoncé à cette
destination. Nos chemins se sont donc séparés après s’être croisés, comme cela arrive souvent dans nos vies lorsque nous faisons des rencontres.
Un autre endroit en Grèce qui me fascinait était l’île de Santorin car on y faisait mention de l’Atlantide, une cité disparue en un jour et une nuit dont Platon avait déjà parlé. J’ai acheté une
brochure sur le sujet, croyant avoir là la clé de l’énigme entre les mains. J’étais bien naïve à l’époque. J’ai finalement perdu la brochure dans mes déplacements. Mais j’ai trouvé la véritable
clé de l’énigme de l’histoire de l’Atlantide…quelques années plus tard.
Je serais restée en Grèce bien longtemps mais à vrai dire je n’avais plus d’argent. Je voyageais sur le pouce, en train, en bateau avec mon sac à dos et je couchais dans des auberges de jeunesse
ou chez l’habitant. Il a donc fallu que je me résigne à rentrer au pays.
(...)